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SYNTHESE DU
DISCOURS
Le
Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a considéré à Ouargla le
retour à la paix et à la quiétude comme "une priorité majeure", soulignant que
la tragédie a touché l'ensemble des Algériens et qu'il faudrait une synergie des
efforts pour trouver une issue définitive à la crise.
Le chef de l'Etat a réaffirmé que l'Algérie "ne peut plus se permettre un
quelconque retour aux années 1990 après 15 ans de terreur, des dizaines de
milliers de victimes, de blessés et de sinistrés et de dizaines de milliards de
dégâts".
Pour le Président Bouteflika, la politique exige de nous d'entamer la
nouvelle phase "au point où nous en sommes pour aller mieux de l'avant",
appelant à "laisser l'histoire aux historiens pour faire éclater toutes les
vérités".
S'adressant aux citoyens venus des wilayas d'Illizi, El Oued, Biskra,
Tamanrasset et Djanet, le Président de la République leur dira : "Nous avons
connu la région du Sud depuis l'indépendance et ceux qui en étaient témoins,
savent pertinemment que les choses ont beaucoup évolué".
Cependant, a-t-il ajouté, cette évolution "n'a pas été à la hauteur des
attentes des habitants de cette région", exhortant, dans ce contexte, le
gouvernement à accorder un "intérêt plus grand au développement des régions du
sud du pays", au regard, a-t-il relevé, des "potentialités humaines et
matérielles" que recèle cette région.
Evoquant
le marché de l'emploi dans les wilayas du Sud, il a dénoncé, les "politiques
d'anarchie" qui favorisaient, a-t-il indiqué, "les habitants du Nord au
détriment de ceux du Sud".
Le Président Bouteflika, tout en saluant les efforts consentis en matière de
développement de ces régions, a appelé les habitants de celles-ci à "s'impliquer
davantage et de manière résolue" dans le processus de développement engagé en
faveur de ces régions
Le Président s'est interrogé sur l'absence de projets de développement, en
dépit de l'existence du Fonds de développement du Sud, "pourtant doté de budgets
conséquents".
Il s'agit là d'une situation inacceptable", a-t-il dit, ajoutant qu'il est
nécessaire de réfléchir à régler les problèmes au moment opportun et anticiper
les événements".
Le chef de l'Etat s'est dit déterminé à s'opposer fermement aux "comploteurs de
tous bords qui tentent de porter atteinte aux intérêts du pays".
Tout en s'interrogeant sur le pourquoi de la faiblesse des réalisations
acquises dans le cadre du plan quinquennal, le Président Bouteflika a appelé à
combattre l'oubli, souhaitant revenir un jour dans la wilaya de Ouargla et la
voir plus développée.
Devant une assistance attentive, le chef de l'Etat dira : "Je ne suis pas venu
en campagne électorale, mais pour vous expliquer la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale et ses retombées sur la société algérienne".
Le Président Bouteflika a indiqué qu'il était porteur d'un message de paix et
rappelé qu'il a été, en tout temps, un homme de tolérance et qui souffrait
devant les douloureuses épreuves endurées par le peuple algérien durant la
tragédie nationale.
"Je savais pertinemment que malgré l'existence d'une main étrangère qui
manipulait certains qui se sont infiltrés dans nos rangs, le problème était en
nous, car le bourreau autant que la victime sont des Algériens", a-t-il dit.
Et de poursuivre : "Lorsqu'une école ou un hôpital était incendié, cela me
peinait, car cette infrastructure a été construite par la sueur des Algériens".
Le Président de la République a indiqué, dans ce contexte, qu'"il n'y pas de
vainqueur mais plutôt un seul perdant : le peuple algérien et l'Algérie".
Le chef de l'Etat a, par ailleurs, rappelé l'époque récente ou '' l'Algérie
était un fleuron dans le concert des nations, jouissant d'une aura en Afrique,
dans le monde arabe et islamique et au sein des pays non alignés".
Le Président Bouteflika a affirmé, par ailleurs, ne pas "être venu conclure
un marché, mais plutôt proposer des idées qui sont le fruit des efforts
personnels d'un être humain auquel Dieu a confié cette responsabilité d’œuvrer à
trouver des solutions" à la crise.
"Je ne suis pas venu vous trahir", loin s'en faut, ou "vous demander de vous
prononcer sur l'amnistie générale, c'est une entreprise qui nécessite une plate
forme politique, juridique et procédurale", a-t-il lancé à l'adresse des
citoyens.
Nous devons aujourd'hui "regarder droit vers l'avenir" et "faire preuve de
perspicacité et de clairvoyance", a poursuivi le Chef de l'Etat.
Le Chef de l'Etat a évoqué les mesures sécuritaires, politiques et culturelles
prises lors des cinq dernières années, rappelant la constitutionnalisation de
Tamazight en tant que langue nationale, dans le but de préserver l'unité
nationale.
Le Président Bouteflika a saisi également cette occasion pour souligner les
efforts de l'Etat dans le cadre de l'emploi ainsi que la résorption de la crise
de logement, en plus de l'alimentation des foyers en eau, en électricité et gaz
ainsi que la construction des routes.
Il a également rappelé la reconstruction de tout ce qui a était détruit par les
mains criminelles. "Malgré tous ces efforts, a-t-il dit, nous sommes restés en
retard".
Pour le Président Bouteflika, la priorité des priorités reste "la paix et la
sécurité", soulignant la nécessite de reconnaître que la crise a touché tout
le monde". "C'est pour cette raison, a-t-il affirmé, que nous devons tous
contribuer à mettre fin" à cette tragédie.
Le Président de la République a, dans cet ordre d'idées, annoncé que l'Etat
prendra en charge les familles de terroristes, ajoutant que parmi les parents de
ces derniers, il y a des innocents, citant en exemple le cas de la mère d'un
terroriste qui, a-t-il dit, n'a pas de relation avec les actes de son fils.
Le Chef de l'Etat a en outre indiqué que nous devons faire preuve de tolérance
dans le traitement des dossiers de ceux qui sont dans les prisons et qui n'ont
pas commis des massacres collectifs, porter atteinte à l'honneur des gens et
poser des explosifs dans des lieux publics.
Le Président Bouteflika a également noté qu'il existe des personnes ayant
collaboré avec le terrorisme, sans commettre de crimes et ceux condamnés par
contumace. Nous devons leur pardonner si la preuve de leur non implication
dans des crimes est confirmée", a-t-il ajouté.
Concernant les disparus, le chef de l'Etat a indiqué qu'il s'agit d'un dossier
"sensible et douloureux qu'il faudra traiter dans toute sa complexité et ses
ramifications en tant que tragédie nationale".
"Peu importe, a dit le Président de la République, si les disparitions ont été
causées par le terrorisme ou par les services de sécurité, ce qui est certain
est que le disparu ne reviendra jamais", a-t-il indiqué.
"Le plus important, a estimé le chef de l'Etat, est de faire preuve de
tolérance et de pardon et que chacun de nous doit payer le tribut pour que
l'Algérie retrouve la paix".
Devant les citoyens, le Président Bouteflika a affirmé ne pas être venu
"pour demander de voter en faveur du projet de charte pour la paix, mais de
choisir l'Algérie que vous aimez et si tel sera le cas le 29 septembre
prochain, soyez surs que cela ne sera pas une fin en soi".
Enfin, le Chef de l'Etat a encore une fois rappelé que la décision finale reste
entre les mains du peuple. Il s'est engagé à respecter son choix, soulignant à
ce propos, que le développement et la prospérité de l'Algérie passe
inévitablement par la paix et la stabilité.
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