|
|
SYNTHESE
DU DISCOURS
Le
Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé jeudi à Oran que
"la réconciliation nationale, qui n'est pas une décision dictée d'en haut,
doit émaner des citoyens affectés par la tragédie nationale".
Au
cours d'un meeting animé au stade Ahmed-Zabana , le chef de l'Etat a rappelé la
tragédie vécue par le peuple durant la décennie noire.
Dans ce contexte, le Président a indiqué que parmi les erreurs commises par le
passé figure le traitement du dossier des familles de harkis. "Nous avons
commis des erreurs à l'encontre des familles et des proches des harkis et
n'avons pas fait preuve de sagesse. Nous avons suscité en eux un sentiment de
haine et de rancoeur, portant ainsi un préjudice au pays", a-t-il précisé.
Et
d'ajouter : "Une grande partie de la crise qu'a connue le pays est due à cette
très grave erreur et aujourd'hui nous faisons face à une problématique
similaire".
Par ailleurs, et s'adressant "aux générations de l'indépendance", le Président
Bouteflika a tenu à souligner que le colonialisme "nous a privé de notre
culture, notre identité, notre religion et notre histoire".
Dans ce contexte, il a exhorté les jeunes à se réapproprier leur culture, leur
authenticité et à en être fièrs, car, a-t-il expliqué, "il n'y a pas de pays de
rechange".
Concernant le projet de Charte, le Chef de l'Etat a affirmé qu'il propose aux
Algériens "d'être tolérants" et "de pardonner" à ceux qui se sont égarés sous
l'influence de ceux qui ont falsifié la religion.
La
religion, a expliqué le Président Bouteflika, "n'est ni le kamis, habit
étranger à notre culture, ni la barbe ou les cheveux longs", assurant qu'il
allait s'opposer, dans le cadre du respect des libertés individuelles, à
"ceux qui font de la religion un fond de commerce".
Rappelant encore une fois qu'il ne propose pas une amnistie générale, le chef de
l'Etat à vanté les mérites de la loi sur la concorde civile, grâce à laquelle,
soutient-il, "le Trésor public est, pour la première fois en sécurité, le dinar
est stable et l'inflation a reculé".
Après avoir rendu hommage à l'Armée Nationale Populaire (ANP), "pour avoir sauvé
la République", le Président Bouteflika a promis de respecter la volonté et la
souveraineté du peuple sur la décision qu'il prendra le 29 septembre.
|